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LE BLOC QUÉBÉCOIS SOMME LE MINISTRE KENNEY DE CESSER SA GUÉRILLA JURIDIQUE

Mardi 16 février 2010

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Le 17 février aura lieu à la cour fédérale l’appel de Me Hanfield dans l’affaire Bolanos devant la Commission de l’immigration et du statut de réfugié. L’appel vise à faire casser la décision du commissaire Dumoulin, qui refusait d’ordonner la traduction de la preuve en français dans la cause Bolanos

 

En tant que porte-parole du Bloc Québécois en matière de citoyenneté et immigration et député de Jeanne–Le Ber, je demande au ministre fédéral de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney, de cesser sa guérilla juridique contre l’utilisation du français au tribunal de l’immigration.

 

Stéphane Hanfield a dû se battre jusqu’en appel pour obtenir le droit de plaider la cause Bolanos en français, tel que demandé par son client. Mais le ministère refuse toujours de traduire certains documents constituant la preuve.

 

La seule raison qui explique l’entêtement du ministre Kenney est que le gouvernement craint de devoir changer sa pratique. Cette situation mine la capacité des avocats montréalais devant la CISR de travailler en français, et envoie le message aux immigrants selon lequel la vraie langue à Montréal, c’est l’anglais. Ça démontre également qu’il n’y a pas qu’à Vancouver où il y a des problèmes avec le français.

 

Dans notre communiqué émit ce matin, Stéphane Hanfield  déclarait à juste titre que : « C’est une véritable guérilla juridique que nous a menée le ministre de l’Immigration, via son procureur, depuis le début de cette histoire, ceci avec les fonds publics! Il est difficile d’imaginer qu’en 2010 nous soyons toujours contraints de nous battre pour travailler en français au Québec. C’est pourtant la réalité à laquelle le ministre nous confronte. Je demande au ministre d’intervenir pour rappeler ses services à l’ordre. Nous n’aurions jamais dû en arriver jusque-là. Il doit intervenir auprès de ses avocats afin de concéder l’appel pour que les documents soient déposés en français »

 

 

 

 

 

Français à la CISR: un jugement qui crée un dangeureux précédent

Jeudi 24 septembre 2009
Thierry St-Cyr, député de Jeanne-Le ber et porte-parole Citoyenneté et Immigration du Bloc Québécois, Mario Beaulieu, président de la SSJB, Stéphane Handfield, avocat

Thierry St-Cyr, député de Jeanne-Le ber et porte-parole Citoyenneté et Immigration du Bloc Québécois, Mario Beaulieu, président de la SSJB, Stéphane Handfield, avocat

 

Montréal, le 24 septembre 2009 -  La saga opposant Stéphane Handfield à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR) sur le droit de procéder en français, vient de franchir une autre étape suite à la publication du jugement du commissaire  Dumoulin. C’est avec vigueur que le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB), Mario Beaulieu, le député du Bloc Québécois, Thierry St-Cyr et Me Stéphane Handfield ont dénoncé ce recul du français qui crée un dangereux précédent.

 

« Le commissaire rend le droit d’avoir la preuve en français conditionnel à un préjudice subit. C’est inacceptable. Désormais, il faudrait prouver qu’on subit un préjudice pour avoir le droit d’être servi en français. Or, les droits linguistiques ne doivent pas être conditionnels à un préjudice» de souligner Mario Beaulieu.

 

Thierry St-Cyr, porte parole du Bloc Québécois en matière de Citoyenneté et Immigration interpelle d’ailleurs le ministre pour qu’il donne instruction à ses avocats de ne pas contester l’appel de la cause sur la question de la langue de procédure. « Il serait absurde que ministre paye des procureurs à même les fonds publics pour attaquer le droit de travailler en français » de noter M. St-Cyr.

 

Me Handield souligne que ce dossier est symptomatique d’une attitude générale de la CISR et de l’Agence des services frontaliers qui doivent opérer un profond changement de culture. «  Il est inconcevable que l’Agence ouvre par défaut les dossiers en anglais à Montréal, lorsque le client ne parle aucune des deux langues officielles. Le ministère devrait opérer par défaut en français au Québec. L’utilisation de l’anglais devrait être l’exception plutôt que la règle. » de noter Me Handfield. « D’autant plus qu’une fois le dossier monté, le gouvernement s’objecte à la traduction invoquant qu’il n’y a pas de préjudice subit bafouant ainsi le droit de procéder en français. » de s’insurger Me Handfield.

Video de la conférence de presse