Vous pouvez signer dès maintenant la pétition pour le maintient du registre des armes à feu.
Vous pouvez dès maintenant signer la pétition pour le maintien du registre des armes à feu.
L’automne 2009 marquait le 20e anniversaire de la tuerie de la polytechnique. À cette même période, des députés du Parti libéral du Canada et du NPD ont voté en faveur du projet de loi C-391, qui vise le démantèlement du registre des armes à feu.
Le Bloc Québécois est le SEUL parti à avoir voté unanimement pour le maintien du registre des armes à feu.
Des militante et victimes de la tuerie de la polytechnique ont commenté cet état de fait dans les journaux :
« Le résultat de ce manque de leadership était tout à fait prévisible. Mais il n’est pas trop tard. Le vote a eu lieu en deuxième lecture. C’est la troisième qui compte. Si jamais il était temps d’envoyer un message aux libéraux et aux néo-démocrates, ce serait maintenant. Moi, je vais leur demander : où est votre leadership ? Où est votre conscience ? Où sont les valeurs de votre parti ? »
-Heidi Rathjen, diplômée de Polytechnique et survivante de la tuerie de 1989. Elle a milité pendant six ans en faveur de la Loi sur le contrôle des armes à feu adoptée en 1995.
LA PRESSE, 6 novembre 2009
« Je suis déçue que le Parti conservateur du Canada, qui prétend être le parti de la loi et de l’ordre, choisisse d’ignorer les policiers, les victimes et la grande majorité des Canadiens et poursuive son ordre du jour visant à démanteler le contrôle des armes à feu. Je suis déçue que les dirigeants du Parti libéral et du NPD ne semblent pas prêts à les arrêter. »
-Suzanne Laplante-Edwards, mère d’une des victimes de Polytechnique, qui milite depuis une vingtaine d’années pour le contrôle des armes à feu.
LE DEVOIR, 3 novembre 2009
PASSEZ À L’ACTION !
Vous pouvez dès maintenant signer la pétition pour le maintien de registre des armes à feu.
***Pendant que vous lisiez ce texte, le registre des armes à feu a été consulté plus de deux fois par des policiers.
Tags: C-391, femmes, policiers, registre des armes à feu, violence


6 mars 2010 à 1:04
« Cette année restera gravée dans l’Histoire. Pour la première fois une nation civilisée possède une réglementation prohibitive totale des armes. Nos rues seront plus sûres, notre police plus efficace et demain, le monde entier suivra notre exemple »
Adolf Hitler, 1935
“A system of licensing and registration, is the perfect device to deny gun ownership to the bourgeoisie.”
Lénine
“I came to Ottawa last year, with the firm belief that the only people in Canada who should have firearms are police officers and the military.”
Allan Rock, 1994
Le registre ne sert qu’à une chose, préparer la confiscation de toutes les armes à feu. Il y a juste le Bloc qui n’aime pas les votes libres en chambre. Les députés libéraux et NPD sont au moins plus libres eux. Souvenez-vous qu’en en novembre 1995, Bouchard avait imposé la ligne de parti lors du vote de C-68 aux Communes.
L’appel aux larmes de Gilles Duceppe
Myriam Ségal
Le Quotidien 17 avril 2009
Gilles Duceppe veut que les députés voient le film «Polytechnique», avant de voter sur l’amendement que proposent les Conservateurs au registre des armes à feu. Ces derniers veulent en exclure les armes de chasse. Le chef bloquiste veut ainsi réactiver la sensiblerie irrationnelle, quitte à dénaturer le film de Denis Villeneuve, qui s’est pourtant bien gardé de toute moralisation. Cet appel aux larmes élude toute analyse logique.
Gamil Gharbi, alias Marc Lépine, n’a pas utilisé des armes de chasse pour son assaut insensé. Ni Valéry Fabrikant. Ni Denis Lortie. Ni Kimveer Gill. Tous ces hommes, lancés dans leur folie meurtrière, ont usé d’armes d’assaut ou de revolvers.
Aucun de ces drames n’aurait été empêché par le registre des armes à feu. Le dernier en date, l’assaut de Kimveer Gill sur Dawson, a d’ailleurs eu lieu alors qu’il existait depuis belle lurette.
Pas d’écoute
Le Bloc québecois, Robert Bouchard inclus, n’a jamais consenti à prendre le pouls de ses électeurs dans les régions, ni à les représenter sur le sujet. Pour justifier son appui inconditionnel à un registre aussi illusoire que coûteux, le Bloc prétend que, chez nos voisins du sud, qui ont le droit constitutionnel d’être armés, le taux de criminalité est trois fois plus élevé qu’au Canada. Manipulation statistique: les taux varient énormément dans le pays. Dans les grandes agglomérations urbaines, comme Los Angeles ou Washington où le contrôle des armes est plus serré les taux de criminalité s’emballent. Par contre, des états comme le Dakota du Nord et le New Hampshire, où presque tous sont armés, et où les contrôles sont inexistants, sont plus tranquilles que le Québec!
La Suisse, un des pays les plus paisibles du monde, facilite l’achat d’armes à feu. Chaque homme y fait son service militaire obligatoire et demeure ensuite un milicien dont l’équipement reste à domicile, prêt à servir, fusil de guerre inclus. La criminalité en Suisse est une des plus basses au monde!
Par contre, le Mexique menace de 5 ans de prison tout quidam qui possède une arme ou des munitions sans tous les permis, mais a l’un des taux de criminalité les plus élevés…
Utile?
Le Bloc québecois argue aussi que les policiers se servent beaucoup du registre, preuve de son utilité! Mais, des flics me confient que sa consultation laborieuse ne leur donne souvent pas de réponses à temps pour l’intervention. Ils ne peuvent pas, de toute façon, se fier à ce que leur dirait le registre et doivent toujours agir comme si des armes non déclarées les menaçaient.
Plusieurs événements montrent que le registre n’a pas de vertus préventives… La policière de Laval, tuée à travers une porte par un excité, ne l’avait pas consulté. Pas plus que l’escouade qui procédait à la perquisition brutale chez Basil Parasiris, qui a abattu un des policiers. Le chauffeur de taxi de Laval, qui a tué sa femme le mois dernier, avait été arrêté pour des violences conjugales, mais a conservé son arme.
Avant de prétendre à l’utilité du registre, il faudrait comprendre pourquoi, dans tous ces cas, il n’a pas servi. En réalité, il sert aux enquêtes, après les drames. Mais, en matière de prévention, c’est nul, compliqué et sans effet, sinon pour l’illusion de la sécurité.
Malades!
Le registre des propriétaires d’armes à feu suffit. La nomenclature détaillée de chaque arme possédée est une perte de temps et d’argent. Si, au lieu de jouer sur l’émotivité et de tenter de faire pleurnicher les députés, le Bloc faisait un véritable travail parlementaire? S’il écoutait, réfléchissait, mesurait avantages et inconvénients? Si, au lieu de surfer sur l’anti-américanisme ambiant, il analysait, sans préjugé et méthodiquement, chaque drame, et les divers phénomènes et statistiques?
La culture, la ville, l’éducation, la pauvreté, influencent plus la criminalité que le monstre informatique que l’on a créé…
L’armée a rejeté la candidature de Marc Lépine, trop asocial. Elle l’a envoyé cuver sa hargne et sa frustration malade sans soutien. La paranoïa délirante de Valéry Fabrikant effrayait ses collègues avant qu’elle n’explose. Denis Lortie donnait des signes de délire alors qu’il était à l’armurerie de l’armée. Kimveer Gill, imbibé d’alcool, a glissé dans une paranoïa palpable sur son blogue et avait consulté un CLSC dans les jours précédents.
Si tout l’argent gaspillé dans ce registre était investi dans la prévention et la détection des maladies mentales, ne serions nous pas plus en sécurité?